mardi 22 septembre 2015

L'assassin présumé de Port-de-Bouc écroué - La Provence

Le 3 mars dernier, Noris Gradaï, 24 ans, a payé la funeste addition d'une guerre de clans. C'est, en tout cas, la certitude des enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire marseillaise. Lesquels ont passé au peigne fin l'environnement du jeune homme et recueilli nombre de témoignages axant le dossier en ce sens.

Selon eux, Noris participait activement au plan stups qui serait tenu par son cousin au coeur de la cité de La Leque. Les investigations allaient révéler un conflit latent entre cette équipe et un groupe concurrent, les deux se disputant le marché de la cité.

Un concurrent ciblé une semaine plus tôt

Une semaine plus tôt, un concurrent avait été ciblé par une tentative de règlement de comptes. Et quelques heures avant l'assassinat de Noris, quatre individus, dont deux munis de battes de base-ball et un troisième d'une arme de poing, avaient tabassé un autre membre du gang adverse. Le tout, selon nos sources, commandité par le cousin de Noris, qui sera alors la victime expiatoire de ces deux humiliations.

Trois projectiles de calibre 9 mm allaient lui traverser la peau, au niveau de l'omoplate droite et du flanc droit alors que les malfaiteurs filaient tous à pied hormis un à moto. Les pompiers ne parviendront pas à ramener le jeune homme à la vie.

Il aura fallu attendre que le tueur présumé se vante au comptoir d'un bar d'avoir éliminé ce rival pour que la PJ s'oriente définitivement sur cet homme âgé de 22 ans et seulement connu des services de police pour conduite en état d'ébriété. Le fait que son frère tente de trouver des alibis auprès de témoins potentiellement complaisants pour le couvrir et l'ADN découvert sur les éléments de tirs retrouvés sur la scène de crime finiront d'emporter la conviction des enquêteurs et du juge d'instruction.

Cinq individus étaient alors interpellés mardi dernier. Si tous niaient leur participation aux faits, le frère du tueur présumé admettait l'existence d'un contentieux entre les deux chefs de gangs. Ce dernier était mis en examen et placé sous contrôle judiciaire tandis que son frère, soupçonné d'être l'auteur des coups de feu, était écroué. Les trois autres étaient laissés libres.

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