Près de deux heures après le rendez-vous, son petit ami qui l'avait accompagnée jusqu'à une station de métro à proximité du lieu, avait reçu un dernier texto : "J'ai rencontré une ancienne copine, je serai de retour ce week-end". La jeune fille n'est jamais revenue.
Plus de 7 ans après, les parents de Fatima Saiah gardent un espoir de revoir leur fille vivante. Jean-François Giorgetti, et Laurent Esnault les ont rencontrés, à quelques jours de l'ouverture du procès. Leur reportage :
Qu'est-il arrivé à la jeune Fatima ?
Plusieurs mois plus tard, les enquêteurs avaient fait le rapprochement avec les disparitions, en octobre 2008, de trois prostituées, elles aussi contactées depuis des cabines téléphoniques publiques pour des rendez-vous. Durant l'instruction, comme pour celle concernant la disparition des prostituées, Patrick Salameh, décrit comme narcissique et manipulateur par les psychiatres, avait nié l'enlèvement et menacé par écrit plusieurs témoins, se disant victime d'un complot policier et judiciaire.Détenu à l'isolement depuis fin 2008, Patrick Salameh a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour "enlèvement, viol et séquestration suivis de mort" d'Iryna, une Ukrainienne de 42 ans, de Cristina, une Roumaine de 23 ans, et de Zined, une Algérienne de 28 ans.
Leurs corps n'ont jamais été trouvés. Il a également été condamné pour avoir "enle vé, détenu, séquestré" et "violenté" Soumia, une autre prostituée, qu'il avait relâchée. L'homme a un lourd passé judiciaire. De 1989 à 2005, il avait purgé à la prison des Baumettes à Marseille une peine de seize ans de réclusion criminelle pour vol avec arme. Il avait été remis en liberté conditionnelle. Le procès est prévu jusqu'au 23 octobre.
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